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Exposition des aquarelles du cours d'Annick Macé (Agora), hall de la mairie

Gaston Bardet - 1907 / 1989 Gaston Bardet - 1907 / 1989 Au début des années cinquante, Le Rheu est une petite commune rurale de 900 habitants dont la population tend au vieillissement, du fait d'un renouvellement trop limité. Elle a peu de caractère particulier, ne possède pas d'équipements et son espace rural morcelé dispose de peu de moyens de communication.
Après une première opération d'urbanisation aux Landes d'Apigné, le Maire, Jean Chatel, estime que ce lotissement ne correspond pas à son projet de construction d'une petite ville à dimension humaine.
C'est à ce stade de réflexion qu'il découvre Gaston Bardet grâce à son ouvrage " Le nouvel urbanisme".


Gaston Bardet, directeur des études de l'Institut International et Supérieur d'Urbanisme appliqué à Bruxelles et ancien Secrétaire général de la Société française des urbanistes est avant tout un théoricien qui a rarement mis en application ses conceptions. Invité par Jean Chatel à mettre en oeuvre sa vision de cité-jardin, il sera l'urbaniste conseil de Le Rheu à partir de 1957.

Selon Gaston Bardet, la réussite d'une ville " dépendra du soin apporté à la formation d'une véritable âme urbaine". Pour cela, l'urbaniste doit totalement s'impliquer du plan général aux détails (mobilier urbain, plaques de rues, clôtures...). "L'urbanisme est un art majeur et non simple art d'espaces géométriques... ce sont des espaces sociaux qui sont matérialisés sur la feuille et il s'agit de prendre l'homme et le sol dans leurs interrelations et interactions multiples".

L'application de ces conceptions donne une ville pavillonnaire en "échelons" gigognes établis autour d'équipements collectifs afin de favoriser le lien social et les solidarités de voisinage. Pour la circulation, il veut une organisation "radio-concentrique", en toile d'araignée, composée de "voies rayonnantes qui vivifient" et d'autres circulaires qui "enveloppent et unifient".

Il réalise des scènes urbaines, au sens pictural du terme, en se souciant du moindre détail (maisons jumelées, clôtures, plaques de rues en lave décorées, volets de fenêtres, trottoirs paysagers...) dans des placettes (ex : place des acacias), le long des rues (ex : rue des bruyères) et dans les carrefours.

Croyant à l'importance du" mariage de la ville avec la verdure", il apporte un soin extrême aux espaces extérieurs et au paysage. Il a su préserver la trame bocagère existante en créant des rues ou deschemins piétonniers à partir des anciens chemins creux.

Il mettra en chantiers trois lotissements : le lotissement est (rue de Rennes, rue des chênes, rue des bruyères..., le lotissement "des oiseaux" (avenue des cygnes, rue des mésanges...) et le lotissement "des sports" (avenue des sports, rue des tennis... ) et quittera Le Rheu en 1967.

Gaston Bardet, qui a par ailleurs réalisé peu d'opérations, a pendant une dizaine d'années, mené à Le Rheu une expérience originale qui a marqué durablement la commune. Ce faisant, il allait, à l'époque, à l'encontre des fonctionnalistes comme Le Corbusier, partisans de l'urbanisme vertical et de la table rase. Cette spécificité continue de nous valoir les visites de nombreuses délégations d'élus et de spécialistes de l'aménagement urbain.

Les citations en italique sont extraites de l'ouvrage de Gaston Bardet, Le nouvel urbanisme, en cours de réédition.

En savoir plus :
Gaston Bardet sur le site de la Cité de l'architecture et du patrimoine

L'urbanisme selon Gaston BARDET : le bourg rural devient villette

 


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