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Présentation de Le Rheu
De la Préhistoire à nos jours
Les premiers documents attestant de l'existence de Le Rheu et de Moigné remontent au XIIIème siècle. Néanmoins, le territoire était habité au temps de la préhistoire, comme le prouve la présence d'objets retrouvés dans le sol. Quelques siècles plus tard, les romains ont dominé la région puis, au VIème siècle, les Celtes venus de Grande Bretagne ont à leur tour contrôlé le site et y ont introduit leur civilisation. Il s'en suivit, jusqu'au Xème siècle, une longue période d'insécurité. La commune devint le théâtre des guerres entre Bretons et Francs et les invasions barbares entraînèrent leur cortège de pillages et de saccages. Ce climat d'insécurité allait favoriser l'instauration d'un système féodal donnant naissance aux seigneuries d'Apigné, de Méjussaume, de la Motte au Vicomte, de la Freslonnière (dont le château appartient toujours à la famille) et à l'établissement de nombreux manoirs aux alentours de Le Rheu. Lors de la révolution française, en 1789, Le Rheu et Moigné appliquèrent la réforme administrative votée par l'Assemblée Constituante et en 1790, les Maires des deux communes furent élus au suffrage universel masculin. Dans les temps troublés de la chouannerie, le second maire de Le Rheu, Dorvo, fut exécuté dans le bois de la Motte. Ce n'est qu'à partir du XIXème siècle, que les deux communes connurent une histoire plus paisible, dans laquelle l'influence de la noblesse resta grande. Les Maires successifs en étaient issus, les Freslon (de 1876 à 1935) et Boisbaudry (de 1935 à 1953).
Le bourg devient ville fleurie
Bourg rural au milieu du siècle dernier, Le Rheu comptait moins de 1000 habitants. La commune connut une profonde transformation à partir des années 50, coïncidant avec le début de l'industrialisation et l'implantation de l'usine Citroën à proximité. E n 1965, les communes de Moigné et du Rheu s'unirent pour former une seule et même commune de 1900 hectares. C'est alors que Le Rheu se transforma en petite ville aux caractères originaux pour l'époque. Son schéma de développement fut conçu par l'urbaniste Gaston Bardet, invité par le Maire Jean Chatel à venir appliquer sur le terrain ses conceptions nouvelles de la cité. Il y travailla 10 ans et son empreinte est toujours présente dans la cité-jardin. Les Maires, Jean Auvergne (1972-1995), Gérard Pourchet (1995-2001) et Jean-Luc Chenut (2001 à aujourd'hui) ont depuis, poursuivi l'expansion de la commune, dans la lignée des orientations définies par Gaston Bardet.
Le développement de l'Habitat Les premiers logements collectifs apparurent en 1971. Le Centre Bourg fut restructuré entre la fin des années 70 et le début des années 80. La Zone d'Aménagement Concertée (ZAC) des Champs Freslons, créée en 1985 et achevée en 2004, a permis la réalisation de 1000 logements et celle des Huberdières, dont les dernières livraisons se sont passées en 2007, propose 470 logements. De nouveaux projets de développement urbain sont encore à l'étude. Ainsi, la population est passée de 1300 habitants en 1954 à 6150 habitants en 1999 puis à 8200 habitants en 2008. Il a donc été nécessaire, dans le même temps, d'adapter structures et équipements à cette progression.
L'expansion économique Le développement économique de la commune a démarré dès 1960 avec l'aménagement de la zone artisanale des Landes d'Apigné. Six ans plus tard, l'INRA, Institut National de la Recherche Agronomique, s'installait sur le territoire communal et en faisait un centre de recherche fondamentale et d'application. Par la suite, la création de la zone d'activité communale « Le Chêne Vert » en 1972 et celle de la zone d'activité communautaire « Les Cormiers» en 1988, étendue en 2003 et 2005, ont permis d'accueillir nombre d'entreprises, de tailles très importantes pour certaines.
La définition d'un cadre de vie paysagé Les choix urbanistiques de la commune furent ceux d'une cité de verdure, dans la lignée du concept de cité-jardin initiée par Gaston Bardet. A ce titre, la commune obtient depuis 1989 le label « 4 fleurs », décerné lors du Concours National des Villes Fleuries. En 1996, Le Rheu a obtenu le Grand Prix National de Fleurissement.
La ville de Le Rheu reçoit le Prix spécial 2007 de l'Association nationale pour l'Art Urbain L' Association pour l'Art Urbain, dite Séminaire Robert Auzelle, réunit des personnalités (urbanistes, architectes, aménageurs, représentants d'entreprises, élus, administrations, enseignants spécialisés, ...) qui oeuvrent sur le plan national pour promouvoir la qualité de l'urbanisme dans l'ensemble de ses composantes: architecture, vie sociale et environnement, notamment.
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