Atlas de la biodiversité

La biodiversité. Synonyme de petites bêtes pour certains, de souvenirs bucoliques pour d’autres. Source d’attention et de réflexion pour les initiés. Elle s’invite dans les débats à l’heure
de la technologie et des progrès scientifiques. Et si la biodiversité était le fondement trop méconnu de notre société moderne ?

Un constat est établi : la biodiversité s’érode et sa reconquête nécessite une action collective. Cinq facteurs d’érosion sont identifiés : changements d’usage des terres, surexploitation des ressources produites par l’écosystème, changement climatique, introduction d’espèces exotiques envahissantes, pollution (air, eau, sol) et éclairage artificiel nocturne. Dès lors, il faut se rendre compte de tous les domaines impactés : oxygène, nourriture, médicaments, matières premières, pollinisation, fertilisation des sols, épuration de l’eau, prévention des inondations. La biodiversité, c’est d’abord le support de tous nos besoins vitaux.

Les communes de Mordelles, Le Rheu et Chavagne mettent en place, depuis plusieurs années, des actions communales en faveur de la préservation et de la reconquête de la biodiversité. Ce socle déjà établi permet de développer désormais la démarche intercommunale « Atlas de la biodiversité ». Avec la volonté de renforcer et de compléter les actions antérieures par une politique cohérente, structurée et durable, les trois villes s’associent afin de mutualiser et d’amplifier les moyens d’action. « Aujourd’hui, cette démarche est soutenue pas l’Office français de la biodiversité », explique Sébastien Benoist, chargé d’animation du projet. « Il faut identifier et préserver les réservoirs de biodiversité (zones humides, mares, boisements…) afin d’assurer une continuité écologique. » « À l’initiative de la commune de Mordelles, des contacts ont donné lieu à une première réunion début 2022. L’intérêt de travailler ensemble nous a paru évident compte tenu de la cohérence géo-graphique de nos territoires », complète Chantal Pétard-Voisin, maire.

LA GESTION DIFFÉRENCIÉE DES ESPACES VERTS

Depuis 2000, la Ville a mis en place une gestion différenciée de son domaine public :• secteur prestige dans l’hyper-centre : il bénéficie d’un entretien soutenu et d’un fleurissement important,
• secteur urbain : les essences locales et les vivaces sont privilégiées ainsi que les arbres fruitiers afin de simplifier l’entretien,
• secteur naturel : généralisation du fauchage tardif.

Au sein des secteurs urbains, des poches de fauche tardive sont testées depuis 2020 pour faire entrer, au plus près des quartiers d’habitation, les îlots de biodiversité. Ces secteurs sont retravaillés chaque année. En effet, leur périmètre mérite d’être affiné pour permettre de répondre au double objectif de favoriser un cadre de vie soigné et un entretien le plus naturel possible.
La commune pratique la fauche tardive, l’éco-pâturage, la tonte espacée, le débroussaillage, la taille annuelle des arbres et des haies après la nidification. Elle a également adopté le fauchage adapté des bas-côtés routiers. Depuis 2015, aucun produit phytosanitaire n’est utilisé sur l’espace public. La Ville favorise : • la lutte biologique (ex : coccinelle),
• la lutte intégrée à la serre municipale,
• le désherbage à eau chaude,
• la mise en place de sédum,
• le désherbage mécanique des allées sablées et stabilisées.

L’ÉCLAIRAGE PUBLIC

La Ville a adapté ses horaires d’extinction de l’éclairage public afin de contribuer à la lutte contre la pollution lumineuse qui perturbe de nombreuses espèces. Ainsi, durant la période estivale, il n’y a aucun éclairage public (entre mi-mai et mi-août). Depuis octobre 2022, les horaires d’éclairage sont les suivants :

en semaine : éclairage à partir de 6 h et extinction à 22 h 15 (22 h 30 vendredi et samedi soir),
• pas d’allumage le samedi matin et le dimanche,
• seul le centre-ville est éclairé à partir de 5 h le samedi matin, pour l’installation du marché.

Bon à savoir
Depuis 2005, la Ville a investi, en intercommunalité, dans trois broyeurs. Ainsi, la totalité des bois, feuilles et des déchets verts est valorisée afin d’obtenir du paillage et du compost. Chaque massif est ainsi paillé, induisant une économie d’eau d’arrosage en période de chaleur.

Pourquoi s’engager dans un Atlas de la biodiversité ?
La Ville est attentive au cadre de vie qu’elle offre à ses habitants avec une culture de l’aménagement territorial héritée du concept de cité-jardin. La volonté de donner de la place au végétal a perduré au fil des mandats et est poursuivie aujourd’hui par l’équipe actuelle. Un constat attire notre attention : depuis plusieurs années, les scientifiques font état de modifications profondes de la faune et de la flore. De nombreuses espèces disparaissent avec des réactions en chaîne. L’activité humaine est évidemment responsable.Nous devons donc, en tant qu’élus, à l’échelle de notre territoire, vérifier que les conditions de maintien de la biodiversité sont réunies et sensibiliser les habitants.

Pourquoi travailler avec Chavagne et Mordelles ?
La faune n’a pas de frontière communale et il nous paraissait pertinent de trouver une complémentarité dans les actions engagées sur un territoire géographique cohérent. Les communes à l’ouest de Rennes ont une culture du travail en intercommunalité ; cette habitude est encore une fois un atout.

Qui va être impliqué ?
Nous souhaitons impliquer les citoyens, les associations, les écoles. Il existe déjà sur la commune de multiples travaux, photos… Les Rheusois seront invités à se mobiliser lors d’actions d’observation, d’animations sur la biodiversité et pourront participer à des expositions de photos. Pour les initiés, ce seront des rendez-vous au cours des-quels ils pourront s’impliquer. Pour les novices, ce sera l’occasion d’apprendre à observer les richesses de leur environnement proche.

 

 

 

Localisation du projet

1 Rue du Dr Wagner, 35650 Le Rheu, France

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